La transfiguration du Christ

La Transfiguration du Christ
Tempera sur tilleul, auréole à la feuille d’or
28,5x 41 cm
Selon la tradition, le peintre d’icône devait réaliser au début de son apprentissage cette image, afin qu’il puisse peindre ses oeuvres suivantes à la lumière du Thabor.
La doctrine spirituelle de Grégoire Palamas, qui voit dans la lumière l’émanation de l’énergie divine incorporelle et incrée, s’appelle “hésychasme” et elle est au fondement de la peinture d’icônes. “Personne n’a jamais vu Dieu”, et donc on ne peut en prendre connaissance que par négation, à travers l’obscure luminosité d’une nuée qui, en la cachant, le révèle.
La Transfiguration : le Christ prend avec lui ses disciples Pierre, Jacques le Majeur et Jean, et les emmène sur le mont Thabor, une petite hauteur de Galilée, qui culmine à 588 m, lieu sacré. La montagne est le lieu de la rencontre avec Dieu et de sa révélation. Sur le Thabor, les disciples, saisis à la fois de frayeur et d’extase, voient devant sur une nuée, entre Moïse et Elie (les deux voyants de l’Ancien Testament), le corps divinisé de Jésus : “Son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent éblouissants de blancheur comme la neige”. A cette vue, les disciples “tombèrent la face contre terre, tout effrayés”, frappés par les rayons de la lumière “incrée” qui émanait de la nuée lumineuse enveloppant le corps du Christ.